Les visages de Côté Lac: Jonhatan Zanotta

“Il y a des lieux qu’on choisit.
Et d’autres qui te choisissent, sans prévenir.

Novembre 2025. Le journal Le Courrier parmi d’autres.
Je l’ouvre distraitement… et je tombe sur une annonce presque absurde : un coworking ouvre à moins de 500 mètres de chez moi.
Pas Lausanne. Pas Genève. Ici. Dans mon village, Cully !

Je me suis dit : ok, il se passe quelque chose.

À ce moment-là, Studio Coquie n’avait ni contour précis, ni vraie structure. Juste une intuition tenace. Une envie de créer différemment.
Et honnêtement, on était encore plus proches des crustacés que du design… mais peu importe. Il fallait un point de départ.

Puis j’ai poussé la porte.
Et là, changement de rythme.
Pas le genre de lieu où tu “viens travailler”.
Plutôt un endroit qui te met en mouvement, même quand tu pensais être au clair.

Les journées ne se ressemblent pas.
Les conversations non plus.
Tu passes d’un sujet à un autre, d’un univers à un autre, sans transition et c’est précisément ça qui NOURRIT.

Ici, les idées ne restent pas longtemps théoriques.
Elles circulent, se confrontent, évoluent. Parfois autour d’un écran. Souvent autour d’une table.

Parce que oui, les repas méritent presque un chapitre à part.
Des assiettes qui racontent des histoires, des spécialités qui voyagent, des discussions qui dérapent juste ce qu’il faut.
Un joyeux mélange où le pro et le perso arrêtent de faire semblant d’être séparés.

C’est dans cette dynamique que Studio Coquie a vraiment commencé à exister.

Aujourd’hui, j’y développe une approche du design qui va au-delà de l’objet ou de l’espace. Je travaille sur ce qui ne se voit pas immédiatement : les sensations, les usages, l’identité profonde d’un lieu ou d’une marque.

Créer quelque chose qui se ressent avant même de se comprendre.
Et entre deux réflexions bien construites… il y a le café de Dona.
Un détail ? Non. Presque un rituel.

Si tu passes dans le coin, ne viens pas “voir”.
Viens capter l’énergie.
C’est souvent là que tout commence.”

www.coquie.ch